Patrimoine et traditions : Bernadette Oyoa sacrée Miss Ekang 2026 à la chefferie de Nkolmeyang II
La culture Fang-Beti-Ekang est à l'honneur
PATRIMOINE


La culture Fang-Beti-Ekang est à l'honneur. Le dimanche 11 octobre 2026, la chefferie traditionnelle de Nkolmeyang II a servi de cadre à la grande finale de la deuxième édition du concours Miss Ekang. À l'issue d'une célébration riche en couleurs et en coutumes, Bernadette Oyoa a été couronnée Miss Ekang 2026, devenant ainsi l'ambassadrice privilégiée de l'identité et du patrimoine culturel de son peuple.
Pour mener à bien sa mission de transmission et de promotion des traditions tout au long de son mandat, la nouvelle reine de beauté sera entourée de ses deux dauphines : Megnomo Ze, élue Ekankbio 1, et Ato Essimi, désignée Ekankbio 2.
Une célébration ancrée au cœur du pouvoir traditionnel
L'organisation de cette compétition au sein de la chefferie de Nkolmeyang II confère à l'événement une portée symbolique et institutionnelle forte. En ancrant le concours dans un haut lieu du pouvoir coutumier, les organisateurs réaffirment le lien indissociable entre l'élégance contemporaine et le respect des valeurs ancestrales :
Un sacre au cœur de la tradition : Le cadre solennel de la chefferie a offert une vitrine authentique aux prestations des candidates, qui ont rivalisé de grâce, de prestance et de connaissance des us et coutumes Ekang.
Un podium complet : La désignation de Bernadette Oyoa aux côtés de Megnomo Ze (Ekankbio 1) et d'Ato Essimi (Ekankbio 2) consacre un trio de jeunes femmes engagées à faire rayonner leur héritage culturel.
Bien plus qu'une compétition : un vecteur de transmission identitaire
Au-delà de la dimension esthétique et du spectacle, le concours Miss Ekang s'impose désormais comme une plateforme majeure de valorisation du patrimoine immatériel du peuple Ekang. L'initiative vise à renforcer le sentiment d'appartenance et à éveiller la conscience culturelle chez les jeunes générations :
Pérennisation des savoirs traditionnels : À travers la maîtrise de la langue, des danses rituelles, des parures traditionnelles et des préceptes de la sagesse ancestrale, les participantes deviennent de véritables passeuses de mémoire.
Promotion du patrimoine local : Durant toute la durée de son mandat, la cour royale représentera la richesse culturelle Ekang lors de manifestations nationales et d'initiatives communautaires.
En élevant la jeunesse au rang de gardienne des traditions, la deuxième édition de Miss Ekang démontre que la beauté, lorsqu'elle est mise au service de l'identité, constitue un levier puissant pour la sauvegarde et la pérennisation des cultures africaines.
