‎Djaka Festival : vingt ans de célébration et de valorisation de la culture Dida en Côte d'Ivoire

Cette rencontre s'est tenue autour d'une thématique profonde et évocatrice : « Regards croisés sur l'humanisme et les savoirs endogènes ».

Francky Onana

8/25/20262 min read

‎Le stade municipal de la ville de Divo a résonné au rythme des traditions et de l'identité culturelle à l'occasion de la 17ᵉ édition du Djaka Festival, organisée du 10 au 15 août 2026. Événement majeur du calendrier artistique régional, cette rencontre s'est tenue autour d'une thématique profonde et évocatrice : « Regards croisés sur l'humanisme et les savoirs endogènes ».

‎Ce rendez-vous annuel revêtait une dimension toute particulière cette année, puisqu'il marquait également le 20ᵉ anniversaire de la création de cet événement emblématique. Deux décennies d'existence consacrées à la sauvegarde, la promotion et la transmission du patrimoine immatériel ont ainsi été célébrées au cœur de la région du Lôh-Djiboua.

‎Une ouverture sous le signe de l'identité locale

Le lancement officiel des festivités a donné le ton de cette édition anniversaire. Lors de la cérémonie d'ouverture, plusieurs interventions orales se sont succédé pour souligner la place fondamentale du festival dans le paysage culturel local. Les discours ont unanimement mis en lumière le rôle crucial de cette vitrine artistique pour la préservation des coutumes, la valorisation des traditions et l'affirmation de la richesse culturelle du peuple Dida.

‎Cet élan collectif a permis de rassembler une foule nombreuse d'habitants, de passionnés d'art et de curieux, tous venus célébrer la transmission des savoirs ancrés dans le territoire.

‎Un programme riche entre savoirs, arts et concours

‎Durant cinq jours consécutifs, le stade municipal de Divo s'est transformé en un véritable village culturel vivant et animé.

‎L'organisation a déployé une programmation variée afin d'offrir aux festivaliers une immersion complète dans le patrimoine régional :

· ‎Réflexions et savoirs endogènes : Des panels de discussion ont réuni des chercheurs, des gardiens de la tradition et des acteurs culturels pour échanger autour du thème central. Ces espaces de débat ont permis d'explorer la notion d'humanisme à travers le prismes des connaissances ancestrales et des pratiques traditionnelles.

· ‎Arts de la scène et traditions morales : Les soirées et après-midis ont été rythmés par de spectaculaires prestations artistiques et des démonstrations de danses traditionnelles, offrant un tableau vivant de la création locale.

· ‎Compétitions culturelles : Afin de stimuler la créativité et d'impliquer les différentes communautés, plusieurs concours ont émaillé le festival. Des compétitions de chorales ont fait vibrer les spectateurs, tandis que des épreuves d'arts culinaires ont mis à l'honneur les saveurs de la gastronomie locale. Un concours de beauté traditionnelle a également célébré l'élégance et l'esthétique Dida.

· ‎Expositions patrimoniales : Des espaces d'exposition ont permis d'admirer des objets d'art, des tenues traditionnelles et des artefacts témoins de la mémoire collective et du savoir-faire artisanal de la région.

‎Un final rassembleur pour la région du Lôh-Djiboua

‎La cérémonie de clôture, orchestrée le 15 août, est venue parachever ces cinq journées d'effervescence culturelle. Ce moment de clôture a permis de dresser le bilan d'une édition particulièrement réussie, marquée par une forte affluence et un engouement populaire renouvelé.

‎En célébrant ses deux décennies d'existence, le Djaka Festival a une fois de plus démontré sa capacité à rassembler les populations locales autour de leurs racines communes, réaffirmant son rôle essentiel dans le rayonnement du patrimoine culturel du Lôh-Djiboua.