« Bâtir le commun » : douze artistes revisitent le traité germano-douala de 1884 à travers le Cameroun
« BÂTIR LE COMMUN 1884-2026 : Perspectives et rétrospectives sur le traité germano-douala »,
PATRIMOINE


Cent quarante-deux ans après la signature du traité germano-douala, douze créateurs issus de divers horizons se réunissent pour réinterroger cet acte fondateur de l'histoire coloniale camerounaise. Du 17 octobre au 9 novembre 2026, la résidence internationale « BÂTIR LE COMMUN 1884-2026 : Perspectives et rétrospectives sur le traité germano-douala », portée par Patrie Art et I LIKE IT GbR, propose une relecture artistique et mémorielle itinérante à travers le pays.
Signé le 12 juillet 1884 entre les rois Ndumbé Lobè Bell et Akwa Dika Mpondo et les représentants de deux firmes commerciales allemandes, ce traité marque le début de la domination coloniale allemande sur le Cameroun. Aujourd'hui encore, ses conséquences sur la souveraineté locale et son interprétation demeurent au cœur des débats historiques et scientifiques.
Une résidence internationale itinérante à travers six villes camerounaises
Afin d'ouvrir un espace de dialogue national autour des blessures, des silences et des héritages de cette période, les activités publiques de la résidence s'articuleront dès le 19 octobre 2026 autour d'une grande tournée culturelle.
Le projet fera étape dans six villes clés du Cameroun :
Douala
Édéa
Kribi
Yaoundé
Dschang
Nkongsamba
Au cours de cette tournée, le public pourra assister à des spectacles, des performances dans l'espace public, des ateliers de transmission ainsi que des conférences de réflexion.
Douze créateurs au service de la mémoire et de la transmission
Pour croiser les regards et éviter une vision simplifiée de l'histoire, la résidence rassemble douze artistes aux disciplines variées, venus du Cameroun, d’Allemagne, de France, du Japon et de Colombie :
Les artistes invités : Jens Heitjohann, Rodriguez Tankoua, Becky Bey, Johanna Yasirra, Waki Inoh, Valentina Restrepo, Kathleen Kunath, Philippe Unmes, Ludovic Nga Henou, Kevin Bikatal, Flora Houang et AL-K Dallarco.
Ensemble, ils interrogent la manière dont la mémoire coloniale peut se transformer en un espace de rencontre et de création, tout en donnant une voix aux représentations contemporaines.
L'art comme espace de réparation et de dialogue
Cette démarche s'inscrit dans un mouvement d'appropriation historique porté par la scène artistique camerounaise, combinant documents d'archives et expressions plastiques contemporaines.
En confrontant les événements de 1884 aux réalités de 2026, cette initiative rappelle que l'histoire ne s'arrête pas aux dates officielles. Elle se nourrit des mémoires partagées pour aider les générations actuelles à comprendre ce que ce passé a façonné et à concevoir de nouvelles perspectives d'avenir.
